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Le moteur Le Rhône 9C
Reprenant les cotes du sept cylindres, (alésage 105 mm et course 140
mm), Verdet réalise en 1911 un neuf cylindres en étoile rotatif. Baptisé
9A, le moteur dont la cylindrée est de 10,9 litres, développe 70 ch au régime
de 1 100 tours. En 1912, Louis Verdet a la bonne idée d’offrir à
Morane-Saulnier pour la saison 1913 une version à 80 ch de son moteur
rotatif à neuf cylindres, au prix de 16 000 francs. C’est le début de
le renommée de la marque Le Rhône. Simultanément, Verdet présente un
second moteur rotatif à neuf cylindres cubant 15 litres de 110 ch
particulièrement puissant et léger, 140 kg, pour l’époque, au prix
attractif de 21 000 francs. A titre de comparaison, le moteur Gnôme
rotatif à sept cylindres de 50 ch est vendu à la même époque 12 500
francs alors que le 80 ch coûte 15 000 francs et qu’un moteur de course
de 140 ch est vendu par Gnôme 30.000 francs

Le Nieuport 10 B, un biplace d’observation de 1914,
le premier appareil construit en série propulsé par le moteur rotatif Le
Rhône 9C de 80 ch. (Cliché Musée de l’Air).
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Homologué par l’Armée à la puissance de 80 ch
en 1915, le moteur Le Rhône est monté sur les biplans Nieuport,
sur bon nombre de Sopwith britanniques et tous les appareils
Morane-Saulnier utilisés pendant la première guerre, des types D
au type P. En France, le moteur est produit en très grande série,
plus de 10.000 exemplaires. La Grande-Bretagne en produit entre
1916 et 1918 sous licence 1 100 exemplaires.
Le moteur Le Rhône 9J est produit lui aussi en très grande série
entre 1915 et 1917, à plus de 10.000 exemplaires, la
Grande-Bretagne en produisant plus d’un millier.
En 1915, par suite d’un retard important à la production et
d’un manque chronique de moteurs d’avion en général pour équiper
l’Armée, la société des moteurs Le Rhône est fusionnée avec
la société des moteurs Gnôme par le ministère des équipements.
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| Le Caudron G3 personnel d’Etienne Poulet, le pilote
Caudron, accompagné ici d’Adrienne Bolland. (Musée de l’Air). |
Avant de quitter la Société des moteurs Gnôme & Rhône pour le
motoriste OMI-Chaise, l’ingénieur Verdet conçoit plusieurs moteurs
rotatifs de plus forte puissance, un quatorze cylindres de 120 ch et un
dix-huit cylindres de 180 ch.
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