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les
appareils de l'aérOscope :
SG-38 n0 124
(R-318) F-CBHK
Daniel CHATEAU (association "les
AEROPLANES")
Récupéré
en Allemagne sous le n0 R-318, ce SG-38 porte une date de fabrication en
janvier 1944. Affecté à l'aéro-club de Fiers de l'Orne par ordre d'affectation n0 486
du 24 mai 1949. situation V au 31 octobre 1950, O h 35 de vol et 19 lancers en octobre
1951.
Visité par Véritas à Flers le 21 novembre 1952
(rapport n0 6 Av 49017) et trouvé en bon état. Visité par Véritas à Flers
le 30 mai 1953 (rapport n0 25 Av 49017) et trouvé en bon état. Visité par
Véritas à Flers le 30 novembre 1953 (rapport n0 74 Av 49069) et trouvé en
situation de vol. Réformé par la Commission de réforme du 2 janvier 1956
(procès-verbal n0 1). Comité régional informé par lettre n0 2579/M
1/501 du 2 mars 1956. Pièce de sortie des comptes n0 3877 du 31 décembre
1956.
Le planeur n'a heureusement pas été détruit mais était
toujours pendu à Fiers en 1977, portant des traces de tricolore sur la dérive.  Acheté par Mr Frey d'Amiens puis cédé à
Daniel Chateau de Nantes.
Restauré pour
exposition statique, il a été présenté dans de nombreuses expositions, meetings,
etc...
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DFS 1O8-14 SG-38
L'Allemagne n'ayant pas le droit d'avoir
des avions à la suite du Traité de Versailles, la seule possibilité de voler dans ce
pays était de pratiquer le vol à voile, ou plus exactement à cette époque, le vol
plané. Divers essais furent faits dans les années qui suivirent la première guerre
mondiale et des planeurs primitifs virent le jour. Ce fut le cas du Hols der Teufel
dessiné par Alexander Lippisch en 1923 puis des Grunaü 9 et Zögling de Lippisch et
Stamer (1926).
Il
fut donc décidé, avec l'expérience acquise avec ces deux types de planeurs de
construire un monotype pour tous. Ce sont les ingénieurs Schneider à Grunaü d'une part
et les constructeurs et moniteurs de vol à voile Rehberg et Roffmann d'autre part qui
réalisèrent le premier SG-38 (pour Schulgleiter ou planeur école) qui allait servir de
planeur école standard en Allemagne. Le SG-38 entra en service au NSFK (1) en 1938,
remplaçant le Zögling. Nombreux furent les débutants sur cet appareil qui se
retrouvèrent ensuite aux commandes de Me 109, Fw-190 ou autre de ce cru.
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 A l'époque, les planeurs biplaces
n'existant pas, l'école se faisait de la manière suivante: un instructeur expliquait au
débutant les effets des gouvernes. Ensuite, le planeur étant placé face au vent,
l'élève s'entraînant à maintenir l'appareil à l'arrêt, en équilibre sur le patin,
la grande légèreté du planeur rendant les commandes efficaces au moindre souffle de
vent. Puis venait le premier vol au sandow. Enfin lorsque le pilote était assez aguerri,
le treuil prenait le relais, permettent d'effectuer, même en plaine des vols de plus de
30 secondes, nécessaires au brevet A de vol à voile.
Combien de SG-38 ont-ils été construits? On l'ignore mais le
chiffre très important de 5000 a été avancé
et semble réaliste. En effet, ce planeur
a été construit dans pratiquement tous les centres de vol à voile, mais outre la
production allemande, beaucoup de nations se sont mis à le construire après guerre sous
divers noms et une cinquantaine de versions diverses ont été recensées (États-Unis,
Angleterre, Japon...). Une version carénée (quel confort !) a été
produite, un exemplaire en est exposé au Musée de l'Air et de l'Espace.
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Le Musée de l'Air et de
l'Espace présente deux SG-38 : une version "à l'air libre"
(n°173) et une version carénée "de luxe" (n°31).
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Un certain nombre de machines récupérées en Allemagne dans le
cadre des prises de guerre en 1945 et 1946 ont servi dans les clubs français. 277 ont
été identifiés par les historiens du GPPA, mais il est vraisemblable qu'environ 300 de
ces planeurs ont été transférés en France où ils ont servi de base au vol à voile
renaissant.
Notons que les numéros de récupération se suivent et que les
numéros de série français ont été attribués dans l'ordre de ceux de récupération.
En aucun cas, il ne s'agit des numéros constructeur qui, pour la plupart, sont (et risque
de demeurer) inconnus.
Les châssis porteurs de SG-38 récupérés en Allemagne étant en
nombre limité, le Service des Sports Aériens en fit construire par copie chez Victor
Minié à Colombes. Ces engins furent considérés comme des Link-Trainers élémentaires.
D'autre part, à Laval, sur le terrain de Beausoleil, il fut installé une
"usine" destinée à remettre en état et réparer les SG récupérés.
Des pivots de SG-38 (73 au total) sont remis aux Domaines par
procès-verbal n0 83 du 12 mars 1956 tandis que la réforme les pièces de
rechange de SG-38 stockées à l'EMCM est effectuée par la Commission de Réforme du 26
décembre 1957 (procès-verbal n0 15) et pièce de sortie des comptes n0 3009
du 31 décembre 1957.
Que dire de l'utilisation de ces machines? Il semble, à l'analyse
des fiches individuelles de ces planeurs, qu'après leur récupération en Allemagne (dans
quel état?), ils ont été transporté en France puis mis en réparation chez des
constructeurs connus (Minié, Aérazur, Wassmer ou Legris) et stockés assez longuement
dans des conditions pas toujours idéales.
Affectés dans les clubs, ils semblent y avoir assez peu volé et la
Caurite se révélant très vite fragile, ont été stockés puis détruits ou pillés
avant d'être officiellement réformés. Très peu ont survécu et, à ce jour, on ne
connait plus en France que les n0 19 (François Nuville), 35 (Jean-Claude
Guillermin), 124 (Daniel Château), 157 (GPPA à Angers), 31 et 173 (Musée de l'Air et de
l'Espace du Bourget).
(1) NS Fliegerkorps: Corps national socialiste
d'aviateurs |
| Historique via le
Musée Régional de l'Air d'Angers-Marcé |
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